
ENTREVUE AVEC SYLVAIN GAUTHIER
Parfois, les meilleurs échanges ne parlent pas d’un grand “sujet” en particulier. Ils parlent de la vie réelle: celle qui te suit de Sainte-Thérèse jusqu’à Victoriaville, celle qui ressemble à des journées remplies et à des périodes de création en coulisses. C’est exactement l’énergie qu’on ressent dans l’entrevue avec Jean-Luc Bujold.
La musique en mode “plus tranquille” depuis 2022
Jean-Luc a un côté musical. Mais depuis 2022, il le décrit comme étant un peu plus tranquille.
Pourquoi? Pas par manque d’envie, plutôt par choix de priorités. Ses filles ont grandi, elles sont maintenant impliquées dans toutes les activités, particulièrement les fins de semaine. Et quand la réalité familiale devient dense, le temps et l’énergie doivent être réajustés.
Sa décision est simple: donner plus de temps à ses filles, même si cela veut dire qu’il ralentit le volet musical. Il résume l’idée de manière très humaine: il fallait “laisser aller” un peu le côté musical pour répondre à ce qui se passait en parallèle.
Il ajoute cependant un élément important: le temps passe, et ce qui est mis en pause finit par revenir. Il laisse entendre qu’il n’est pas “terminé”. Au contraire.
Une constance dans le sport: propriétaire d’un salon de gym (30e année)
Au-delà du rôle de père, Jean-Luc a aussi une vie professionnelle structurée. Il est propriétaire d’un salon de gym et souligne fièrement que c’est la 30e année pour son entreprise cette année.
À travers cette mention, on comprend une chose: il n’y a pas que des projets de court terme. Il y a une carrière bâtie dans la durée, avec une présence quotidienne, des habitudes de travail et une place importante accordée à la forme, au mouvement et à la discipline.
Quand le temps reprend sa place: l’écriture et les projets sur l’oreiller reviennent.
Dans l’entrevue, l’un des passages les plus inspirants est celui sur la création. Jean-Luc explique qu’il est toujours en processus d’écriture et qu’il a, selon ses mots, “au moins quatre chansons” de matériel sur l’oreiller.
Le ton est léger, presque imagé, mais l’idée est sérieuse: même quand tu ralentis un domaine, la création continue autrement. Elle s’accumule. Elle mijote. Elle attend le bon moment.
Il dit ne pas vouloir donner de date précise. Pourtant, il laisse clairement entendre qu’il pourrait reprendre ce travail et en sortir quelque chose à un moment donné.
Le point clé: ne pas forcer, attendre le “bon moment”
Ce qu’on retient, au fond, ce n’est pas seulement qu’il écrit. C’est sa façon de gérer le rythme.
- Il n’impose pas un échéancier rigide, parce que la création et la vie familiale ne se commandent pas comme une liste de tâches.
- Il accumule, même en ralentissant: les idées ne disparaissent pas, elles restent prêtes.
- Il vise un résultat, mais sans promettre une date précise. La nouveauté viendra quand elle sera prête.
La suite: de la nouveauté en préparation
En terminant, Jean-Luc exprime clairement qu’il y a de l’élan pour la suite. Il ne s’agit pas d’un “retour” spectaculaire avec une annonce officielle, mais plutôt d’un mouvement progressif, où l’écriture mène au prochain projet.
Ce qui laisse le lecteur avec le sentiment le plus positif, c’est cette promesse implicite: même quand un domaine semble en pause, il continue de vivre. Les idées peuvent rester sur l’oreiller. Elles peuvent accumuler du poids. Et un jour, elles deviennent du concret.
Un message simple à retenir
Si on devait garder une seule idée de cette entrevue, ce serait celle-ci: la passion a besoin de conditions.
- Quand les filles grandissent et que les week-ends deviennent pleins, la priorité se déplace.
- Quand le rythme familial s’équilibre, la création revient.
- Et entre les deux, l’essentiel est de ne pas couper complètement le fil. L’écriture, même discrète, prépare l’avenir.
En attendant de la nouveauté, Jean-Luc Bujold laisse une image rassembleuse: celle d’une personne qui sait concilier sport, famille et création, sans renoncer à ce qui le fait vibrer.
